Nettoyons l’air de Paris ! Renvoyons-les dans les cordes !

par Michelle Stirling
Il y a quelques jours, la nouvelle éclatait : Volkswagen aurait trafiqué les tests d’émissions d’une partie de ses voitures diesels de haut de gamme, soi-disant respectueuses de l’environnement. Les gens ont été scandalisés et le directeur général a démissionné.
A la même époque, le premier ministre de l’Alberta Rachel Notley annonçait aux Chambres de Commerce de l’Alberta que nous ferions mieux de mettre de l’ordre dans notre « maison environnementale » sous peine de voir diverses mesures nous être imposées. Et d’ajouter que l’air de l’Alberta était « mauvais ».
Vraiment? Je conteste vivement cette affirmation. En 2011, l’air au Canada a été jugé comme étant la troisième de plus haute qualité dans le monde. En 2006, Environnement Canada a indiqué que Red Deer était un point chaud inhabituel et que la mauvaise qualité de son air était liée aux particules fines résultant des émissions spécifiques se produisant dans ce couloir de transport, rien d’autre. Le manuel de Nav Canada, qui compile les conditions météorologiques pour les vols autour de l’Alberta, confirme que le temps et la nature du terrain jouent un grand rôle dans la qualité de l’air.
De même, les émissions dues aux transports, à l’air stagnant et à l’humidité résidante sont des facteurs qui rendent Paris (France) – le site des prochains pourparlers de l’ONU sur le changement climatique – l’une des villes les plus sales d’Europe en termes de qualité de l’air. Les épisodes de stagnation associés à l’air humide ont conduit à des niveaux de pollution de l’air de Paris aussi élevées que 180 microgrammes de particules de 10 microns ou moins par mètre cube – plus du double de la limite de sécurité de 80 microgrammes. Au cours du printemps 2015, un niveau tellement élevé de particules fines a été atteint à Paris que le gouvernement français a interdit l’utilisation des voitures (Les Albertains ne rencontrent ce genre de pollution que durant les feux de forêts ou lors des inversions météorologiques). Quelle est donc la véritable raison de cette pollution terrible? Une politique climatique désastreuse, bien entendu ! Comme le souligne Bloomberg « View » le 23 septembre dans « la politique du climat et le scandale Volkswagen », l’Europe a poussé l’utilisation des véhicules au diesel parce que certains spécialistes avaient prédit à l’époque que ces voitures consommeraient, au final, moins de carburant. Hélas, le diesel émet non seulement davantage de suie, induisant la formation de brouillard de pollution, mais aussi plus d’oxydes d’azote. A cause des taux d’imposition préférentiels en faveur des véhicules au diesel, plus de la moitié du parc automobile européen fonctionne au diesel. La situation est encore pire en France où ce pourcentage atteint maintenant plus de 80 pour cent, créant ainsi un risque très important pour la santé publique et ce, sans préserver aucunement notre Terre.
Ne ressort-il pas de la plus grande hypocrisie que 50.000 personnes, ayant soi-disant l’intention de sauver la planète, voleront, conduiront, prendront le bateau, le train ou la voiture, tout moyen de locomotion alimenté par des combustibles fossiles, pour se rendre à Paris et discuter de la réduction des émissions de CO2 ?
Le Canada ne devrait-il pas leur imposer des solutions ? L’économiste Ross McKitrick m’a fait remarquer que le Canada n’a jamais obtenu le moindre crédit pour les progrès que nous avons faits dans la lutte contre la vraie pollution. De 1985 à 2011, nos émissions industrielles de monoxyde de carbone ont baissé de 26 pour cent, les émissions de particules de carbone ont diminué de 44 pour cent et les émissions de dioxyde de soufre ont chuté de 69 pour cent. En parallèle, la production économique totale a augmenté de 89 pour cent ! Qui dit mieux ?
Lorsque nous irons à Paris, nous devrions exiger que toute autre nation réponde au minimum à ces normes. Tant qu’ils n’y sont pas parvenus, ils devraient se taire et ne rien dire sur les émissions canadiennes.
L’ONU est basée sur le principe de l’égalité souveraine. C’est probablement la raison pour laquelle l’Arabie Saoudite peut être élue à la tête de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU, même si elle aura décapité plus de gens cette année que l’ISIS. N’hésitez pas à souligner ce fait lorsque l’un de ces bien-pensants onusiens tente de vous imposer ses normes environnementales.
Comme les ingénieurs de Google l’ont récemment révélé, le renouvelable est une utopie. Arrêtons sa promotion et le gaspillage qui l’accompagne. Quand au réchauffement climatique, il est aux abonnés absents depuis plus de 18 ans et 8 mois ; la variation de la température moyenne de notre planète affichant des valeurs “très proche de zéro», pour citer le climatologue allemand Hans von Storch.
La véritable raison – cachée, bien entendu – derrière la conférence de Paris est liée à l’échange de crédits carbones, pas au changement climatique, pas à la qualité de l’air et certainement pas pour « protéger» la planète. Il faut plutôt sauver la face et éviter la banqueroute de ceux qui ont investi massivement dans les énergies  renouvelables et qui, comme Volkswagen, ont été pris de court et piégé. Il ne faut pas que ces profiteurs/voleurs arrivent à nous imposer un système de commerce mondial du carbone et nous obligent à payer la facture salée de leurs mauvais investissements.
Le barnum du changement climatique émet beaucoup de relents nauséeux et de brouillard toxique.  Nettoyons l’air de Paris ! Renvoyons-les dans les cordes !
-30-
Video: Anglais
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